Déambulation urbaine à Clisson

Regards sur les couleurs de la ville

 

Dans le cadre du projet de l’Îlot 8, dans l’éco-quartier du Champ de Foire à Clisson, Courtoisie Urbaine a organisé une déambulation urbaine autour des couleurs de la ville, en collaboration avec Valérie Linder, artiste clissonnaise.

L’objectif ? Repérer sur le parcours des couleurs caractéristiques de la ville, des couleurs surprenantes, vues de manière isolées ou créant des gammes, des nuanciers singuliers ; afin de permettre aux cloisonnais.es de s’approprier le projet architectural.

L’atelier s’est déroulé le samedi 12 mars 2022, et a réuni 6 foyers (7 adultes et 5 enfants). Ont également pris part à la déambulation, les représentants de Bouygues Immobilier et de Tetrarc (architectes de l’Îlot 8).

 

Déambulation dans la ville de Clisson

 

La déambulation a démarré de la place des Douves. L’artiste Valérie Linder a fourni aux participants un petit glossaire des couleurs ainsi qu’un plan de la déambulation, afin qu’ils puissent y annoter leur commentaires durant la déambulation. 

La balade a duré un peu plus d’1h30 et a permis au groupe d’observer attentivement les teintes et matériaux du centre-ville et du secteur « vieille ville » de Clisson .

 

Les supports de la déambulation réalisés par Valérie Linder

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

crédits image : Ouest France

 

 

Échanges autour des couleurs observées

 

Dans un second temps, le groupe s’est rendu à la médiathèque Geneviève Couteau afin d’échanger sur les observations de chacun. L’architecte de l’équipe Tetrarc, Olivier Pérocheau, a présenté le projet de l’Îlot 8 aux participants.

Valérie Linder a ensuite fait défiler les photos prises pendant la visite, et Courtoisie Urbaine a recueilli les impressions de chacun.

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

Les conclusions de l’atelier

 

1. Couleurs et matériaux : une esthétique clissonnaise

 

«  Les couleurs pastels évoquent la douceur. »

 

« Un monde de douceur dans un monde de brut. »

 

« Nuances, douceur et harmonie. »

 

  • Couleurs :

– Les camaïeux de couleurs sont intéressants par rapport aux bâtiments modernes lisses et uniformes.

– Les couleurs crème sont repérées, ainsi que les nuances gris bleu/ gris vert, très frais, et les roses/gris, lumineux. 

– On note un côté délavé des couleurs qui « rappelle Venise ».

– On retrouve également des teintes rouille et gris, rappelant le passé industriel du la ville.

 

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

  • Reliefs :

– Des jeux de relief, de vide et de plein sur les façades créent également des contrastes et des ombres.

– Les différentes proportions des détails de façade, notamment des fenêtres et des portes sont intéressantes.

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

  • Matériaux :

– On retrouve les briques chantignoles et les encadrements en granite, typiques de la ville.

– Les éléments naturels sont aussi présents : les cyprès et les pins parasols, la place de l’eau et le blanc de l’écume, la végétation dans son ensemble.

– Il y a un contraste certain entre le vert profond des pins parasols et les toits en tuiles. 

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

2. Micro-surprises : retrouver l’inattendu

« Je vais parfois au parc, près du cinéma, les nouvelles maisons sont très droites, très attendues. »

Pour une des participantes, ce qui ressort de la déambulation c’est que tout change : la taille des rues, les matériaux…Il y a une place à la surprise, à l’aléatoire.

Ce qui est intéressant, c’est de ne pas tout voir du premier coup d’oeil, comme dans une oeuvre d’art. L’identité artistique de Clisson a été plusieurs fois citée. 

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

crédits image : Courtoisie Urbaine

 

 

3. Quelles orientations pour l’îlot 8 ?

« Il serait temps de redresser la barre des nouvelles constructions. »

 

« Clisson, c’est une architecture qu’il faut conserver. »

 

« Il faut une unité du quartier.« 

 

  • Vieille ville et écoquartier : continuité ou rupture ?

– Le quartier doit avoir une identité propre : la voie ferrée marque bien la différence entre l’espace du centre ville et de l’écoquartier. 

– Cependant, les participants n’identifient pas de continuité propre à l’écoquartier. Pour l’instant, il y a beaucoup de disparités entre les constructions. 

– Les participants semblent tomber d’accord sur la nécessité de retrouver par petites touches des marqueurs de l’architecture de la vieille ville dans le nouveau projet, sans tomber dans le pastiche. Par exemple, on pourrait retrouver à certains endroits les briques chantignoles, et diversifier les couleurs des menuiseries, des portes d’entrées.

– Il serait intéressant d’intégrer des artistes Clissonnais dans le projet, ainsi que du végétal sur les façades.

 

  • Profiter des différences programmatiques pour apporter de la diversité :

– Les participants ont exprimé une inquiétude vis-à-vis des grands aplats de couleurs, et du bois devenant gris, présents dans les immeubles contemporains de l’écoquartier.

– La notion d’échelle est importante : sur des grands bâtiments (comme ici 6 étages), une seule couleur ou un seul matériau ne rend pas le même effet que les couleurs du centre historique.

– Les différentes typologies de produits et de bâtiments pourraient permettre de décliner les couleurs sur toute la bande. Les quatre ensembles différents pourraient être le support de couleurs et de matériaux différents.

• Quelles animations du quartier et des rez-de-chaussée ?

– Le verre sera présent via les vitrines : il y aura des opportunités de terrasse en rez-de-chaussée.

– Les participants indiquent une volonté d’animer le quartier : de ce côté des rails, il n’y a pas grand chose : il manque par exemple un café, pour rythmer la vie de quartier.